Les enjeux de société sont bien réels
Dans un jeu comme dans la vie, nous sommes tous et toutes à risque de vivre une série de malchances, mais contrairement à la destinée des joueur·euse·s, qui est souvent laissée au hasard dans un jeu, en tant que société nous avons le pouvoir et le devoir d'améliorer le destin et les conditions de vie des personnes les plus vulnérables.
Au quotidien, Centraide agit concrètement pour rééquilibrer l'égalité des chances en soutenant les personnes pour qui tout bascule à la suite d'une série de malchances ou qui ne partent tout simplement pas du même pied d'égalité.
Centraide lutte contre la pauvreté et l'exclusion et s'assure que les dons sont réinvestis là où les besoins sont les plus criants, car bien qu'on ne le réalise pas toujours, personne n'est à l'abris de vivre une situation de pauvreté ou de vulnérabilité.
Découvrez les parcours de Julien, Gabrielle et Michelle.

Une série d’événements qui peuvent mener à l’itinérance
Julien avait un appartement et un emploi stable : une vie plutôt ordinaire. Puis un trouble de santé physique important est survenu, requérant d’enchaîner les rendez-vous médicaux et l’empêchant de conserver son emploi, trop physique pour son diagnostic. Sans surprise, une telle situation l’a plongé dans une détresse psychologique, qui elle a mené à une rupture entre Julien et sa conjointe. Sans emploi et plus isolé qu’avant, il a fini par perdre son logement et s’est retrouvé en situation d’itinérance. C’est grâce à l’intervention et au soutien d’organismes communautaires qui œuvrent en travail de rue que Julien n’est plus dans la rue aujourd’hui.
L’insécurité alimentaire touche de plus en plus de personnes
À l’école, Gabrielle était souvent distraite et à la traîne dans les activités. Alors que certaines personnes portaient un jugement sur l’éducation qu’elle recevait, une enseignante a pris le temps de comprendre sa situation. En fait, Gabrielle n’arrivait pas à manger à sa faim trop souvent le matin. Bien que ses parents aient deux revenus d’emploi, l’augmentation fulgurante du coût de la vie nécessitait qu’ils aient souvent recours à des services d’aide alimentaire, mais ça ne comblait pas suffisamment les besoins de la famille. De plus en plus de personnes ont recours à l’aide alimentaire, et c’est notamment grâce à des organismes communautaires qui offrent des collations aux écoles, que des enfants comme Gabrielle peuvent apprendre sans avoir le ventre vide.
L'isolement, ce n'est pas toujours visible
Michèle a 71 ans. Elle vit seule depuis que son mari est décédé, il y a trois ans. Ses enfants sont à Montréal, ils appellent les fins de semaine quand ils peuvent. En semaine, elle peut passer des jours entiers sans parler à personne. Pas parce qu'elle est renfermée, elle était même plutôt sociable, avant. Mais le réseau se rétrécit avec le temps, sans qu'on le voie venir. Grâce à un café communautaire du quartier, elle a pu retrouver un nouveau réseau. Une bénévole l'a invitée à jouer aux cartes un jeudi après-midi. Pas grand-chose, en apparence. Mais elle y retourne chaque semaine maintenant.